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Dans la série "Les aventures d'Antoine", aujourd'hui : 🎬Le PEA

Photo du rédacteur: Florian Chiron
Florian Chiron
12 août
2 min de lecture

Dans l'épisode précédent…

Antoine vient de découvrir que son Livret A n'est plus traité comme un placement exonéré depuis qu'il vit en Allemagne.

En rentrant à Munich, il s'était pourtant rassuré.

"Heureusement que j'ai conservé mon PEA. Lui, au moins, est vraiment intéressant."

 

Quelques jours plus tard, Antoine prend rendez-vous avec moi.

Il a un grand sourire derrière l'écran.

 

"Florian, au moins il y a une bonne nouvelle. Mon PEA est ouvert depuis presque dix ans. Celui-là, je le garde !"

 

Je lui réponds : "Tu as raison. Le PEA est une excellente enveloppe."

Antoine souffle.

 

Puis j'ajoute : "…en France."

 

Le sourire disparaît.

Car le problème n'est pas le PEA.

 

Le problème, une fois encore, c'est le pays dans lequel Antoine habite.

En France, le PEA est une formidable enveloppe fiscale.

 

On peut vendre un ETF, en acheter un autre, rééquilibrer son portefeuille…

Sans déclencher immédiatement d'impôt.

 

En Allemagne, cette protection n'existe pas.

Le fisc allemand ne reconnaît pas les avantages fiscaux du PEA.

 

Pour lui, Antoine possède simplement… un compte-titres.

Pour le fisc allemand, chaque arbitrage est une excellente nouvelle.

Il adore les investisseurs actifs. Il les bichonne à grands coups de Kapitalertragsteuer et de Solidaritätszuschlag.

 

Et comme si cela ne suffisait pas, Antoine découvre un nouveau mot.

 

Un mot que beaucoup d'expatriés apprennent malgré eux.

Les Allemands ont inventé ce mot extraordinaire : Vorabpauschale.

 42 points au Scrabble…

…et quelques centaines d'euros sur votre avis d'imposition.

 

Une forme d'imposition anticipée applicable à de nombreux ETF.

Si, en plus, les ETF sont détenus dans une banque française, c'est souvent à lui de faire tous les calculs pour sa déclaration allemande. Grosse galère….

 

Antoine commence à comprendre pourquoi tant de Français installés en Allemagne finissent par demander de l'aide.

 

Il n'a pas fait de mauvais choix.

Il les a simplement faits dans un pays…

…qui n'applique pas les mêmes règles.

 

En quittant le rendez-vous, Antoine reste silencieux.

 

Puis il finit par dire :

"Bon… heureusement qu'il me reste encore mon assurance-vie française. Celle-là, au moins, elle a plus de huit ans."

Je souris.

 

Sans répondre.

Antoine commence à comprendre que, lorsque je souris sans répondre… c'est qu'un autre chapitre l'attend.

 

Et qu'expatriation ne consiste pas seulement à changer de pays.

Elle oblige parfois à repenser tout son patrimoine.

 

La course d'obstacles n'est pas terminée.

 

À suivre…

Antoine effectue un retrait sur son assurance-vie française. Il est persuadé que les huit ans le protègent de l'impôt. L'Allemagne n'est pas tout à fait du même avis.


Pour ne pas manquer le prochain épisode, suivez cette page 😉

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