J'ai gagné 2 client·es arrivés en Allemagne le 13 avril et le 4 mai.

Dès le début, ils ont fait le nécessaire.
Voici le top 12 des choses à ne pas rater en arrivant en Allemagne.
S'inscrire en mairie. Okay c'est obligatoire. Cette inscription déclenche l'attribution du fameux NIF, le Steueridentifikationsnummer. Ce numéro à 11 chiffres vous poursuivra votre vie entière et sera nécessaire pour des centaines de trucs. Toucher un salaire par exemple.
Adhérer à une caisse maladie. Il y a plus de 90 caisses publiques. Ce qui apparaît compliqué ne l'est pas. En effet elles travaillent toutes selon le livre social numéro 5, avec des prestations à 97% identiques.
Choisir sa classe d'impôts pour la taxation du salaire. Inutile d'y passer des heures, juste stratégique pour la trésorerie et l'obtention de certaines allocations.
Demander les allocations familiales. Pour ça il faut avoir des enfants. 259€ par enfant, j'ai connu des gens qui ne les touchaient pas depuis 3 ans… Aussi parce que les enfants vivant en France, ils ne pensaient pas y avoir droit.
Assurer les risques élémentaires : responsabilité civile notamment. Ce que les Français·es appellent à tort "assurance-habitation" car elle couvre les dommages causés au propriétaire. Du coup en Allemagne ils se retrouvent avec une Hausratversicherung et non une Haftpflicht.
Prendre une complémentaire santé. Il n'y a pas de mutuelles d'entreprise obligatoire en Allemagne. Donc complémentaire privée pertinente. Selon le choix de la caisse maladie, des coopérations permettent d'éviter les délais de carence.
S'assurer contre l'incapacité de travail. En France, la sécu couvre. Pas en Allemagne au-delà de 18 mois : l'assurance n'est pas donnée, mais essentielle.
S'assurer en cas de décès, surtout si on a des enfants/un·e conjoint·e. Là encore en l'absence de couverture étatique et d'entreprise digne de ce nom, tout repose sur l'individu.
Immatriculer sa voiture : il faut le faire dans les 6 mois et souscrire une assurance allemande. Et faire reconnaître son bonus conducteur. Pas simple.
Ouvrir un compte : clairement. Ce n'est pas obligatoire, mais pratique. Et ça vous facilite votre historique financier qui vous permettra d'obtenir un crédit.
Prendre une complémentaire retraite : le système allemand étant déficient, agir tout de suite, et non dans 5 ans, vous permet de gagner des années précieuses. Et de diminuer vos impôts.
Faire votre déclaration de revenus : l'année suivant l'arrivée en Allemagne. Grâce aux frais de déménagement à déduire, au double domicile avec la France au début ? Il y a moyen de toucher une belle somme.
Deux expatrié·es.
Même salaire.
5 ans plus tard : 20.000€ d'écart.
La différence ? Les 12 points ci-dessus.
Le système allemand est simple :
il ne vous protège pas par défaut.
Il récompense ceux qui s'organisent.
La plupart des gens cochent 3 ou 4 cases sur 12.
Et pensent être "bien installés".
C'est là que commencent les erreurs.
Vous avez un collègue, un ami, un proche qui arrive en Allemagne ?
Évitez-lui les conseils approximatifs de machine à café.
Faites une intro. Je m'occupe du reste.



Commentaires