Le 15 juillet est, symboliquement, un grand jour pour les contribuables allemand·es.

C'est le Steuerzahler-Gedenktag.
Autrement dit : le jour où, selon les calculs du Bund der Steuerzahler, un salarié moyen cesse de travailler pour financer l'État et les organismes sociaux… et commence enfin à travailler pour lui-même.
En 2025, ce jour était tombé le 13 juillet à 00h49.
Pourquoi si tard ? Et pourquoi cette année, il est 2 jours plus tard ?
Parce qu'en moyenne : 53,0% du revenu brut disparaît en impôts et cotisations sociales.
La répartition est la suivante :
Les cotisations sociales : 32,5%
Les impôts : 21%
Parmi les impôts, la plus grosse partie concerne l'impôt sur le revenu, prélevé sur les salaires, la TVA quand on achète des biens et services et tous les autres impôts et redevances (sur l'énergie, le tabac, l'alcool).
Les cotisations sociales incluent retraite, santé-dépendance et chômage.
La hausse cette année est due à la hausse des cotisations à l'assurance-maladie publique.
L'Allemagne reste ainsi l'un des pays où les prélèvements obligatoires sont les plus élevés d'Europe.
Évidemment, une partie de ces cotisations finance des droits futurs (retraite, assurance maladie, dépendance…), mais cela reste très coûteux.
Néanmoins cela ne signifie pas qu'il est impossible d'améliorer sa situation.
Pendant longtemps j'ai cru que payer 50% était une fatalité. Depuis, j'ai investi dans ma connaissance du système et me suis entouré de spécialistes.
Personnellement, ma répartition ressemble davantage à ceci :
Impôt sur le revenu et impôts liés à mon activité : 30%
Assurance maladie : 2,5%
TVA : 1,2%
Autres impôts : 1,3%
Au total : environ 35%.
Mon "jour de libération fiscale" tombe donc... début mai.
Pourquoi ?
• J'utilise les dispositifs fiscaux prévus par la loi.
• Je suis assuré en assurance maladie privée.
• J'épargne plus de la moitié de mes revenus, qui ne subissent donc pas la TVA.
• Je constitue moi-même une grande partie de ma retraite.
• Une part importante de mes revenus provient de mon patrimoine, dont la fiscalité est souvent différente de celle du travail.
L'objectif n'est pas de ne plus payer d'impôts.
L'objectif est de payer exactement ce que prévoit la loi… et pas un euro de plus.
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