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Le minijob, c'est bientôt fini.

Photo du rédacteur: Florian Chiron
Florian Chiron
2 juil.
2 min de lecture

La commission sur les retraites a formulé 33 propositions qui devraient être reprises par le gouvernement allemand.

La proposition 26 prévoit la fin des avantages fiscaux et sociaux des Minijobs.

Seule exception : les écoliers.

 

Ce mécanisme datant de 2003 et des réformes Schröder et visant à flexibilisier le marché de l'emploi est victime de son succès. Et parfois dévoyé.

Les auteurs estiment que ces emplois entretiennent des carrières faiblement cotisées et privent les assurances sociales de plusieurs milliards d’euros chaque année.

 

Il y a en effet aujourd'hui 7,5 millions de Minijobber dont 3,5 millions qui l'exercent en parallèle d'un autre emploi.

Ces derniers profitent actuellement massivement du mécanisme.

 

Comment ?

Aujourd'hui le Minijob permet de gagner jusque 603€ par mois sans payer ni cotisations sociales ni impôts.

L'employeur acquitte 15% pour l'assurance retraite et 13% pour l'assurance-maladie ainsi que 2% pour les impôts.

Le Minijobber touche lui les 603€ car il peut se libérer de l'obligation de cotisations retraites. Il ne paye ni cotisations ni impôts. C'est particulièrement avantageux.

 

Si la proposition est retenue, les revenus du Minijob seraient soumis au régime classique des cotisations sociales.

 

Par ailleurs, les revenus du Minijob, jusqu'ici exclus de l'impôt sur le revenu, vont se retrouver imposables.

 

Autant dire que l'intérêt de se faire recruter à 603€/mois va disparaître complètement.

Par exemple un salarié gagnant dans son premier emploi 3.000€ et exerçant en Minijob a côté touche aujourd'hui 603€ nets.

Après la réforme ce ne seront plus que 340€. Mazette.

D'un autre côté, un tel Minijob coûterait 8% de moins à l'employeur….

 

Ce changement rapporterait immédiatement 4,5 milliards d'euros aux caisses de retraite par an.

 

Cette réforme est logique sur le papier : davantage de recettes pour financer les retraites.

Reste une question : combien de Minijobs seront transformés en emplois classiques… et combien basculeront simplement dans le travail au noir ?

 

C'est probablement là que se jouera le succès — ou l'échec — de cette réforme.

 

 

On attend les arbitrages du gouvernement. Pour plus d'infos sur les changements fiscaux et sociaux en Allemagne, ma Newsletter est là pour vous.

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