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🎬 Les aventures d'Antoine — Épisode 3

Photo du rédacteur: Florian Chiron
Florian Chiron
6 août
2 min de lecture

Le Livret A

Dans l'épisode précédent…

Antoine a découvert qu'un bon investissement ne se résume pas au choix d'un ETF.

L'enveloppe fiscale compte parfois autant que le produit lui-même.

 

Quelques semaines plus tard, Antoine rentre en France pour un week-end.

 

Comme souvent, le repas du dimanche se termine par une discussion sur les bavaroises... enfin, sur l'argent 😅

 

Son père lui demande :

"Au fait, tu as gardé ton Livret A ?"

"Bien sûr."

"Tu as bien fait. Au moins, les intérêts ne sont pas imposables."

Antoine acquiesce.

 

Après tout, c'est exactement ce qu'il a toujours entendu.

Le Livret A est sans risque.

Disponible à tout moment.

 

Et surtout… exonéré d'impôts.

Son père a raison.

Enfin…

En France.

 

Car depuis son installation en Allemagne, Antoine n'est plus imposé en France.

Il est devenu résident fiscal allemand.

 

Et le fisc allemand ne regarde pas le Livret A avec les doux yeux du fisc français.

Pour lui, ce n'est pas une enveloppe défiscalisée.

C'est un simple compte d'épargne.

 

Les intérêts doivent donc être déclarés en Allemagne.

Bonne nouvelle : les premiers 1.000€ de revenus financiers annuels bénéficient aujourd’hui d'une franchise.

Au-delà, ils deviennent imposables.

 

Antoine tombe des nues.

Il n'avait jamais cherché à cacher quoi que ce soit depuis le Kinder Bueno volé à sa sœur. Mais ça remonte à longtemps.

 

Il pensait simplement que "non imposable" signifiait… non imposable.

Partout.

 

Il découvre alors une règle essentielle de l'expatriation :

Ce n'est pas le pays où se trouve votre argent qui décide de l'impôt.

C'est, le plus souvent, le pays où vous résidez.

C'est tout simplement l'application de la convention fiscale franco-allemande.

 

Ce n'est pas forcément une catastrophe financière.

Mais c'est une erreur extrêmement fréquente.

 

Et surtout…

Ce n'est que la partie visible de l'iceberg. C'est la mousse dans le verre à Weißbier, si vous préférez.

 

En rentrant à Munich, Antoine se rassure.

Pour la première fois depuis son arrivée en Allemagne, il ne se demande plus quel placement choisir.

Il commence à se demander si tout son patrimoine n'a pas été construit… pour le mauvais pays.

 

Puis il sourit.

 

"Heureusement que j'ai conservé mon PEA. Lui, au moins, est vraiment intéressant."

Il est loin d'imaginer que c'est justement son prochain problème.

Ce n'est plus une expatriation.

C'est un 3.000 mètres steeple.

 

À suivre…

🎬 Épisode 4 : Antoine découvre qu'un PEA peut être une formidable enveloppe fiscale… jusqu'au jour où l'on devient résident allemand.


Pour ne pas manquer le prochain épisode, suivez cette page 😉 

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