Les bombes sociales allemandes explosent les unes après les autres (Post 2/2)

Un conseil : si vous pouvez vous assurer privé, étudiez la situation, ça commence vraiment à urger.
Je vous expliquais hier le contexte des réformes sociales allemandes. Aujourd'hui, je développe comment l'assurance privée peut vous permettre de faire face aux réformes.
Je payais en 2002 300€ de moins qu'un assuré public, je paye en 2026 plus de 400€ de moins par mois, tant le tourbillon des hausses de prix du public est infernal (+70% en 2018 et 2027).
L'assurance-dépendance, petite sœur de l'assurance-maladie, est en faillite. Créé en 1993, elle a consisté à payer des prestations à des personnes n'ayant jamais cotisé. Cette erreur de construction se paye cash. Idem, les cotisations vont fortement monter. Et les prestations diminuer. Là encore, le privé est 3 fois moins cher.
L'assurance retraite, au budget annuel de 400 milliards d'euros, se fait subventionner par l'État allemand à hauteur de 30% du budget. En effet, tous les mécanismes qui devaient stabiliser le système ont sauté : le gouvernement a fixé une "Haltelinie" à 48%, la Mutterrente a été maintenue, la possibilité de partir en retraite à 63 ans sans décote aussi. Pendant ce temps le déficit se creuse.
La devise des gouvernements successifs : après moi, le déluge. Les retraites vont augmenter de 4% au 1er juillet, soit plus vite que les salaires. La dérive est implacable.
On parle de mettre en place la retraite à 70 ans pour les jeunes nés après 1990. Réduire les promesses déjà accordées ? Politiquement, c'est toujours beaucoup plus difficile que de demander un effort supplémentaire aux générations suivantes.
L'été de réformes en Allemagne sera chaud. Car elles seront douloureuses et impopulaires. Mais ce sont les précédentes réformes de Schröder qui ont propulsé l'Allemagne au firmament de l'économie et de l'export lors de la dernière décennie. L'Allemagne a délaissé la rigueur.
"Vous chantiez ? […] Eh bien ! Dansez maintenant."
Pendant des décennies, l'Europe a financé ses systèmes sociaux grâce aux "dividendes de la paix". En effet, nous sommes - et heureusement - tous amis en Europe, malgré quelques bisbilles. Cependant le bouclier américain a quasi disparu, et le roi est nu face aux menaces aux frontières.
Je ne suis pas forcément fan de l'assurance-privée dans tous les domaines de la protection sociale. la solidarité intergénérationnelle veut dire quelque chose. Mais quand elle est à sens unique pendant plusieurs décennies, elle finit par se briser. On verra ce que fait le gouvernement Merz.
En attendant, plus que jamais, comptez sur vous-même. Pour beaucoup, il est possible de quitter l'assurance publique et passer à l'assurance-privée.
A mon avis, il vaut mieux se dépêcher.
Alors, agissez dès maintenant et prenez rendez-vous, c'est gratuit !
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