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Mon client devra rembourser 360.000€ dans 11 ans.

Photo du rédacteur: Florian Chiron
Florian Chiron
1 juin
2 min de lecture

Pas 360.000€ aujourd'hui.

Pas 360.000€ dans 30 ans.

 

360.000€ dans 11 ans.

 

Et c'est précisément le problème.

 

Comme beaucoup de propriétaires en Allemagne, il a financé sa maison avec un prêt dont le taux est garanti pour une durée limitée.

 

À l'échéance, il restera 360.000€ à rembourser ou à refinancer.

 

Aujourd'hui, tout va bien.

 

Mais dans 11 ans ?

 

Personne ne sait.

 

Les taux seront peut-être à 2%.

Ou à 8%.

 

Il aura peut-être un excellent salaire.

Ou une situation financière plus compliquée.

 

Son objectif était donc simple : être certain de pouvoir faire face à cette échéance.

 

Nous avons étudié plusieurs scénarios.

 

1️⃣ Tout placer sur un livret à 2,5%

Avec 2.000€ d'épargne mensuelle pendant 11 ans, il disposerait d’environ 298.000€.

 

Il manquerait encore plus de 60.000€.

 

Solution éliminée.

 

2️⃣ Tout investir en ETF actions

Avec un rendement moyen de 7%, l'objectif est atteint.

 

Le problème ?

 

Le crédit ne se rembourse pas avec une moyenne.

 

Si les marchés perdent 20% quelques mois avant l'échéance, le plan peut s'effondrer au pire moment.

 

Solution trop risquée pour son profil.

 

3️⃣ Utiliser uniquement une épargne-logement allemande

Le mécanisme est redoutablement efficace :

 

il garantit dès aujourd'hui un futur crédit à taux connu.

 

Le risque de refinancement disparaît presque totalement.

 

En contrepartie, une partie importante de l'épargne reste investie à faible rendement.

 

Solution intéressante, mais peu efficace.

 

4️⃣ Notre choix : combiner sécurité et performance

600€ par mois en épargne-logement pour sécuriser une partie du refinancement.

 

1.400€ par mois investis sur un portefeuille diversifié composé d'actions, d'obligations et d'or.

 

Résultat :

À l'échéance, mon client n'aura besoin que d'une partie de son portefeuille pour solder son crédit.

Autrement dit, même avec une performance très inférieure aux hypothèses retenues aujourd'hui, le plan reste robuste.

C'est souvent cela, le vrai travail d'un conseiller.

Chercher le meilleur rendement est facile. C'est à la portée de n'importe quelle IAz

Construire une stratégie qui fonctionne même si la vie ne se déroule pas comme prévu est beaucoup plus difficile.

 

Beaucoup de propriétaires savent combien ils doivent encore à leur banque. Très peu savent déjà comment ils rembourseront le capital restant dû.

Et vous, vous savez ?

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