"À quoi souhaitez-vous renoncer ?"

C'est une des questions les plus désagréables qu'il m'arrive de poser en rendez-vous.
Si partir, c'est mourir un peu, renoncer, c'est faire le deuil d'un possible.
Hier, une associée me demandait conseil à propos d'un client.
45 ans. Salaire net : 8.000€.
Patrimoine : une demi-maison dans laquelle vivent son ex-femme et ses trois enfants.
Son budget est grevé par 2.500€ de pension alimentaire. Mais aussi par un train de vie conséquent : loyer, sorties, vacances, shopping… 5.500€ par mois. Et un crédit consommation : après le divorce, il a bien fallu se meubler. Et pas chez IKEA, bien sûr.
Bref, un niveau de vie semi-princier.
Le problème ?
Dans 22 ans, sa retraite sera d'environ 3.500€ bruts. Après cotisations sociales et impôts, peut-être 2.500€ nets.
Et il ne s'en rend pas compte 😶
J'ai suggéré à mon associée un exercice simple :
"Prenez votre budget, un stylo rouge, et rayez 3.000€ de dépenses mensuelles. Lesquelles choisissez-vous ?"
Parce que le renoncement aura lieu.
La seule question est : maintenant, progressivement et volontairement ? Ou dans 22 ans, brutalement et sous la contrainte ?
Passer soudainement de 5.500€ à 2.500€, c'est demander à quelqu'un qui passe ses soirées sur son canapé devant Netflix et des pizzas de courir un marathon. Demain matin.
L'alternative : commencer aujourd'hui. Par exemple avec 1.000€ par mois.
Apprendre à vivre avec 4.500€ plutôt que 5.500€. Séparer épargne et dépenses. Utiliser intelligemment la fiscalité. Investir pour créer le capital qui financera demain une partie du niveau de vie d'aujourd'hui.
Le vrai objectif n'est pas d'éviter le renoncement. C'est d'échanger un petit renoncement aujourd'hui contre un beaucoup plus grand demain.
En vingt ans de conseil, j'ai vu certains de mes clients devenir millionnaires. Ils gagnaient parfois moins que ce client.
Mais ils avaient accepté une règle simple : ne pas vivre aujourd'hui comme si demain n'existait pas.
À 45 ou 50 ans, il est encore temps.
Mais chaque année réduit un peu plus le choix entre ce à quoi vous acceptez de renoncer et ce à quoi vous serez contraint de renoncer.
Et vous, avez-vous déjà fait l'exercice du stylo rouge ?
Si vous ne savez pas précisément ce que vous toucherez à la retraite — et si cela suffira à maintenir votre niveau de vie — c'est exactement ce que mes associé·es expliqueront mardi prochain lors de notre prochain webinaire à 19h. Il reste quelques places, inscrivez-vous ici.



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