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En Allemagne, la gratuité de l'assurance-maladie pour les conjoint·es sans revenus pourrait disparaître.

  • Photo du rédacteur: Florian Chiron
    Florian Chiron
  • il y a 6 jours
  • 2 min de lecture

Et, pour une fois, je pense que c'est une bonne réforme.

 

Le gouvernement allemand prépare des réformes sociales (ce qui signifie rarement amélioration).

Et cette fois, une vache sacrée pourrait tomber : la gratuité de l'assurance-maladie publique pour les conjoints sans revenus.

 

Cette nouvelle fait l'effet d'une bombe.

Car, en effet, 2,46 millions de personnes sont concernées.

 

Le principe actuel ?

 

Un assuré public couvre, avec ses cotisations, les membres de sa famille qui ne travaillent pas.

C'est un des piliers du système public.

 

Un conjoint marié (le plus souvent une conjointe, d'après les statistiques) peut travailler jusqu'au minijob sans cotiser pour lui/elle.

On appelle ça la "Familienversicherung".

 

Autrement dit : un seul cotise, deux sont couverts.

 

Sauf que le système d'assurance-maladie public est sous pression.

 

Les cotisations ont augmenté de 80% ces 8 dernières années.

Et la logique est simple : plus on couvre de personnes qui ne cotisent pas, plus l'effort repose sur ceux qui financent déjà.

 

J'ai déjà eu un client passé dans le privé qui m'avait écrit :

"L'assurance publique, c'est de l'escroquerie en bande organisée."

 

Je n’irai pas jusque-là.

 

Mais il y a un problème de fond : on ne peut pas élargir indéfiniment les prestations sans élargir le financement.

 

La réforme envisagée serait la suivante :

  • réserver l'assurance gratuite du conjoint aux familles avec un enfant de moins de 6 ans ou une personne dépendante

  • faire payer une cotisation minimale aux conjoint·es sans activité, autour de 225€ par mois

 

Évidemment, cette réforme ne sera pas populaire.

Et elle n'est pas encore actée.

 

La CSU s'y oppose, préférant trancher à vif dans les dépenses, et le débat est loin d'être résolu.

 

Personnellement, je salue l'idée.

 

Pas parce que j'en veux à 2,5 millions de personnes.

Mais parce qu'elle met fin à une incohérence.

 

On ne peut pas défendre un système déficitaire, augmenter les cotisations, et faire comme si certaines gratuités n'avaient aucun coût.

 

Principe de base : si c'est gratuit, c'est que quelqu'un d'autre paye.

 

À un moment, il faut choisir :

  • soit on assume le coût de la solidarité,

  • soit on le fait porter discrètement par les autres.


Vous souhaitez en savoir plus sur les couvertures d'assurance-maladie ? Contactez-moi.

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