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Si vous êtes assurés dans le système de santé publique

  • Photo du rédacteur: Florian Chiron
    Florian Chiron
  • 15 janv.
  • 2 min de lecture

Si vous êtes assurés dans le système de santé publique, vous l’avez vu — ou vous allez le voir — sur votre fiche de paie de janvier.

Depuis le 01.01.2024, les cotisations ont augmenté d’environ 200€ par mois pour les revenus supérieurs à 5.800€ bruts mensuels.

 

Oui, vous avez bien lu.

 

La Techniker Krankenkasse (TK), la plus grande caisse maladie publique — très populaire auprès des Français — a relevé son taux de cotisation complémentaire de 1,2 % à 2,69 %, auquel s’ajoute le taux de base de 14,6 %.

 

À cela s’ajoute une hausse de 0,2 % de l’assurance dépendance.

 

Plus discret, mais tout aussi coûteux :

la base de calcul des cotisations a augmenté de 12 % en deux ans.

 

N’en jetez plus.

 

Un salarié sans enfant assuré à la TK, gagnant 6.000€ bruts mensuels, payait 1.024€ par mois en 2024 (part salarié, l’employeur prenant en charge l’autre moitié).

En 2026, ce montant atteint 1.249 € par mois.

 

+22 % en deux ans.

 

Effrayant.

 

La situation financière des caisses publiques est critique :

pas de réserves significatives, des dépenses en dérive sous l’effet du vieillissement démographique, et des coûts de gestion structurellement élevés.

 

Cette hausse n’est pas une anomalie.

Elle s’inscrit dans une tendance longue :

moins de 500€ par mois en 2005, environ 800€ en 2017, plus de 1.200€ aujourd’hui.

 

Le Chancelier F. Merz l’a résumé sans détour :

"notre État-providence n’est plus finançable".

 

Pour les assurés du public, la trajectoire est claire :

les cotisations continueront d’augmenter,

les prestations finiront par diminuer.

 

Les pistes évoquées sont connues : forfait par consultation médicale, restrictions sur certains transports sanitaires, déremboursements ciblés.

 

La raison est simple :

de plus en plus de retraités cotisent peu,

de nombreux bénéficiaires ne cotisent pas ou insuffisamment,

et l’État compense partiellement, sans rééquilibrer le système.

 

Il n’y a pas de lumière au bout du tunnel des prix.

 

Face à cela, trois attitudes sont possibles :

 

  • Fermer les yeux et faire l’autruche, jusqu’au jour où l’accès aux soins deviendra problématique ou payant.

  • Ajouter une complémentaire santé à la couverture de base.

  • S’informer sérieusement sur l’assurance maladie privée.

 

Concernant l’assurance privée, nous avons mis en place plus de cinquante contrats en 2025 au cabinet.

Avec, dans la majorité des cas, des prestations supérieures et des primes inférieures à celles du public.

 

À partir de 77.400€ bruts annuels, l’accès au privé est juridiquement possible.

 

Pour celles et ceux qui souhaitent comprendre les mécanismes, les risques et les arbitrages,

j’organise avec mon associé Alexis Dornois un webinaire le 27.01 à 19h. Inscrivez vous ici.


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