En 2ooo, j'ai empêché un collègue de s'assurer privé en Allemagne.
- Florian Chiron

- 14 janv.
- 2 min de lecture
En 2002, je me suis assuré… en privé.
Oui, j'étais convaincu.
Et oui, j'avais tort.
À l'époque, j'ai sorti tout le catéchisme français standard :
• Le privé, c'est immoral
• Ce n'est pas solidaire
• Les assurances ne pensent qu'au profit
• On se fait virer si on tombe malade
• Ça ruine avec l'âge
Bref : beaucoup de convictions, très peu de compréhension du système allemand.
Vingt-cinq ans plus tard, le constat est simple — et il dérange :
• L'argent privé est mieux géré que l'argent public. Presque partout.
• En assurance privée, je suis solidaire des assurés de ma génération. Pas d'un deficit.
• Je finance aussi le système public par mes impôts, sans en être bénéficiaire.
• Une assurance privée a un intérêt économique clair à me garder en bonne santé. Et moi à garder un partenaire aux reins solides
• Non, on ne peut pas être exclu parce qu'on tombe malade. C'est la loi.
• Oui, ma cotisation est passée de 300 à 800€ par mois en 24 ans.
Mais pendant ce temps, le public est passé de 450 à plus de 1.250€.
La vérité qui fâche : l'écart se creuse chaque année.
Pendant que l'assurance publique fonctionne au mois le mois,
le système privé, lui, repose sur plus de 350 milliards d'euros de réserves.
Et mon contrat dispose de 70.000€.
Deux modèles. Deux logiques.
Et une différence majeure : l'un capitalise, l'autre subit.
Mon seul regret ?
Avoir cru, en 2000, que l'idéologie valait mieux que le réel. Et convaincu mon collègue. Qui entre temps est aussi passé privé.
Le public peut avoir du sens.
Le privé aussi.
Mais répéter des slogans n'a jamais remplacé une analyse.
Si ces phrases vous dérangent, tant mieux.
Si vous souhaitez comprendre avant de choisir, c'est exactement le but.
Ces sujets seront abordés sans langue de bois lors du webinaire que j’organise avec mon associé Alexis Dornois le mardi 27 janvier à 19h. Inscrivez-vous nombreux·ses !






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