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Ni vu ni connu, la retraite publique allemande a baissé. Encore.

  • Photo du rédacteur: Florian Chiron
    Florian Chiron
  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

(Et non, ce n'est pas une blague. J'aurais préféré.)

 

Depuis janvier, à cotisation identique, la retraite publique allemande attendue a reculé d'environ –3%.

Quand je l'explique à mes client·es, ils deviennent verts.

Moi aussi la première fois. Puis j'ai refait le calcul. Deux fois.

 

Prenons un cas simple.

Un salarié à 90.000€ brut annuel. Un vrai.

 

En 2025 :

Il cotise 18,6% de son salaire.

Il acquiert 1,7824 points de retraite.

À 67 ans, cela représente 72,70€ de pension mensuelle.

 

En 2026 :

Le plafond d’acquisition des points a encore augmenté.

Résultat : 1,7326 points seulement pour le même salaire.

Soit 70,68€ par mois à la retraite.

 

Même travail.

Même cotisation.

Pension plus basse.

(La constance allemande, mais pas celle qu'on préfère.)

 

Sur la durée, l'effet est massif.

Sur 20 ans de retraite, la baisse de 2026 représente environ –40€ par mois,

qui s'ajoutent aux –40€ déjà perdus en 2025.

Oui, ça fait –80€.

 

Sans réforme spectaculaire.

Sans annonce politique.

Sans conférence de presse à 20h.

 

L'érosion est progressive, invisible, généralisée.

Elle touche tous les cotisant·es, lentement, mécaniquement.

 

Un peu comme le calcaire dans une machine à café : quand on s'en rend compte, il est déjà trop tard.

 

Aujourd'hui, la retraite légale allemande ne représente plus que 42,4% du revenu brut moyen,

contre 43,6% l'an dernier.

La promesse des 48% inscrits dans la loi appartient déjà… au folklore.

 

Dans le même temps, la valeur du point de retraite n'a augmenté que de +3,74% en juillet 2025.

 

Autrement dit, les droits acquis baissent plus vite que les pensions ne revalorisent.

La mathématique, elle, ne négocie pas.

 

Des experts sociaux allemands le disent sans détour :

"Très peu de salariés peuvent négocier une hausse de salaire de plus de 10% en deux ans."

C'est pourtant exactement l'effort implicite demandé… pour rester au même endroit.

 

La conséquence est simple.

De plus en plus de salarié·es devront choisir entre :

– travailler après 67 ans (s'ils aiment beaucoup leur travail),

– ou compléter par du capital.

 

Ce n'est ni idéologique.

Ni politique.

Ni anxiogène (enfin, pas volontairement).

 

C'est une lecture froide des paramètres du système.

 

La retraite publique ne disparaît pas.

Elle s'effrite.

Et elle le fait en silence.

 

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