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Ce mécanisme allemand d'assurance est largement incompris par les Français.

  • Photo du rédacteur: Florian Chiron
    Florian Chiron
  • 27 janv.
  • 2 min de lecture

Et pourtant, il change complètement la donne.

 

On le retrouve notamment dans l'assurance-maladie privée et complémentaire.

Il n'existe tout simplement pas en France.

 

Un fait ne fait débat nulle part : les frais de santé augmentent avec l’âge.

 

Face à cela, une assurance n'a que deux options :

• augmenter les cotisations au fil des années

• ou lisser le coût dans le temps

 

En France, le choix est clair : les cotisations augmentent avec l'âge.

Résultat : beaucoup de retraités finissent par renoncer à leur mutuelle… précisément au moment où ils en ont le plus besoin.

 

C'est aussi la logique de l'assurance-maladie publique :

plus la population vieillit, plus le coût global augmente.

C'est mathématique.

 

L'Allemagne a fait un autre choix avec le Zillmerverfahren, du nom du mathématicien qui a formalisé ce mécanisme.

 

Le principe est simple : durant les années jeunes, une partie des cotisations sert à constituer des réserves de vieillissement.

Ces réserves permettent ensuite de limiter fortement la hausse des cotisations à la retraite.

 

Autrement dit : on paie un peu plus quand on a les moyens, pour payer beaucoup moins quand on en a le plus besoin.

 

Ce système valorise aussi la fidélité à l'assureur : en cas de changement, une partie de ces réserves n'est pas transférable.

 

Un exemple concret, avec mon propre contrat.

 

Je suis assuré depuis 2004.

Ma cotisation actuelle est de 871€ par mois.

 

Les réserves constituées au fil du temps représentent aujourd'hui environ 69.000€.

À la retraite, elles permettront de réduire ma cotisation d'environ 291€, la faisant passer à 580€.

 

En réalité, elle sera encore plus basse, car certaines cotisations spécifiques (notamment en cas d'arrêt maladie) disparaissent à la retraite.

 

Ce mécanisme permet de rendre les cotisations supportables et prévisibles sur le long terme.

 

À comparer avec une assurance-maladie publique qui prélèverait environ 18% sur l'ensemble de mes revenus, sans plafonnement réel : l'écart est considérable.

 

Passer à l'assurance-maladie privée en Allemagne, ce n'est donc pas seulement se couvrir pour aujourd'hui ou demain.

C'est aussi, potentiellement, une décision patrimoniale de long terme

Ce soir, j'anime avec mon associé Alexis un webinaire dédié à l'assurance-maladie publique et privée en Allemagne.

 

Nous y expliquons :

  • à qui ce système est réellement adapté (et à qui il ne l'est pas),

  • les erreurs fréquentes que nous voyons chez les Français d'Allemagne,

  • les conséquences concrètes à la retraite,

  • et comment raisonner sans idéologie, uniquement avec des chiffres et du temps long.

 

Nous avons ouvert 10 places supplémentaires pour les retardataires.

Si vous êtes concerné — ou si vous pensez l'être un jour — c'est maintenant qu'il faut comprendre.



 
 
 

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